A la découverte de l’Anjou.

Douceur angevine.

« Douceur angevine »… un vers de Joachim Du Bellay, entré dans le langage courant pour caractériser toute une région. Quelle chance ! Ici d’ailleurs, tout le monde dit « Anjou » pour ce département du Maine-et-Loire aux visages multiples. Plaines, bocages, coteaux de tuffeau, troglodytes, collines de vignobles, carrières d’ardoise parsèment le paysage… Et une invitée d’honneur : la Loire. Le séjour en Anjou du 4 au 12 mai 2019 fut toutefois marqué par la fraîcheur angevine.

Le samedi 4 mai, après une descente de Loire sur la Grande Levée d’Anjou, avec vue sur le tuffeau et les troglodytes de coteau, les randonneurs ont parcouru l’île de Béhuard, atmosphère sereine véritablement en dehors du temps. Avant l’installation dans le parc du Lac de Maine, visite à Bouchemaine, confluent de la rivière qui irrigue Angers, la Maine, avec la Loire, un des plus beaux confluents.

Le dimanche, randonnée « A la découverte d’Angers », cité des ducs d’Anjou, une des villes les plus vertes de France, saisissant clair-obscur né de la superposition des toits d’ardoises et des façades en tuffeau.

3è jour : randonnée dans les basses vallées angevines, le Pays des Trois Rivières, au nord d’Angers,  traversé par le Loir, la Sarthe et la Mayenne, l’une des plus riches régions naturelles humides en Europe. L’après-midi : visite de Terra Botanica, le premier parc européen consacré au végétal.

Le mardi fut consacré à Saumur : randonnée à la découverte de la « Perle de l’Anjou », spectacle du « Cadre noir », restaurant troglodytique, Maison du vin d’Anjou-Saumur, un concentré des caves de la région.

Le lendemain, randonnée dans l’Anjou bleu, bleu comme les filons de schiste ardoisier qui y furent exploités industriellement au 19è siècle. Après-midi, visite du musée de la Mine bleue. Sur le chemin du retour, visite du château du Plessis-Macé.

Le sixième jour fut consacré aux Mauges ou Vendée angevine. Randonnée « A la découverte de Montjean-sur-Loire » : ancien port marinier et cité industrielle. Après-midi, visites de Camifolia à Chemillé-en-Anjou, capitale française des plantes médicinales et du Pin-en-Mauges, vitraux qui racontent à la manière d’une bande-dessinée les épisodes majeurs des guerres de Vendée.

Le vendredi : randonnée dans les coteaux du Layon, région qui produit les plus fameux vins d’Anjou. La vallée du Layon est, après celle de la Loire, unanimement considérée comme la deuxième perle naturelle de l’Anjou. Après-midi : visite du musée de la vigne et du vin d’Anjou et de Chanzeaux avec ses fresques et vitraux rappelant les guerres vendéennes.

L’avant-dernier jour fut consacré au Saumurois troglodytique de plaine avec randonnée, déjeuner rabelaisien et visite de Rochemenier, deux anciennes fermes souterraines.

Sur le chemin du retour, le dimanche fut consacré au Baugeois et à ses clochers tors c’est-à-dire torsadés. Randonnée « A la découverte de Baugé-en-Anjou ». Visites d’une société de jeu de boule de fort, le plus typique des jeux ligériens ; croix d’Anjou, précieuse relique qui devint également croix de Lorraine.