L’échinococcose

Un ver plat : échinocoque.

L’échinococcose est une zoonose – ce qui signifie qu’elle est transmissible à l’homme – provoquée par un ver plat, l’échinocoque. En Europe, il s’agit principalement d’Echinococcus multilocularis, mais il existe d’autres échinocoques parasites, dans presque toutes les régions du Echinococcose circulationmonde.

L’homme se contamine accidentellement par contact direct (exemple : léchage par les chiens et chats, ou en les laissant manger dans nos assiettes) ou indirect (avec chien ou chat principalement, et éventuellement un renard ou autres canidés) aboutissant à l’ingestion d’œufs (microscopiques) du parasite.

L’échinocoque est avalé par l’hôte. Les animaux concernés sont essentiellement des canidés (chiens pour E. granulosus, renards pour E. multilocularis) où la larve se transforme en adulte dans le tube digestif de l’hôte, permettant la reproduction et le relargage d’œufs* par le tube digestif. L’être humain constitue le plus souvent un « hôte en impasse » ne permettant pas la reproduction du parasite. Ce dernier traverse la paroi du tube digestif avant de s’implanter dans différents organes.

L’homme se contamine en portant à la bouche des mains contaminées  par les œufs d’échinocoques (manipulation de végétaux, ramassage de cadavres d’animaux, de baies, champignons…).

Cette larve se développe habituellement dans le foie qu’elle détruit, en plusieurs années. En absence de diagnostic, l’évolution de la maladie est comparable à celle d’un cancer : les organes voisins du foie sont progressivement infiltrés, et des métastases parasitaires peuvent « emboliser » le système vasculaire et se développer à distance au niveau des poumons, du système nerveux central, des muscles, des os, etc.

Il n’existe pas de symptômes précoces typiques permettant de suspecter l’infection. Au cours de l’évolution, des symptômes non spécifiques (fatigue, douleurs abdominales, ictère) peuvent apparaître. De fait, le diagnostic est souvent posé tardivement quand la lésion parasitaire atteint une taille déjà conséquente.

Une quinzaine de cas sont recensés chaque année en France. Ces cas sont en augmentation essentiellement semble-t-il du fait d’un meilleur diagnostic.

* les œufs sont évacués dans l’environnement par les déjections. Ils sont résistants à la congélation mais sont détruits par la cuisson.

  • Quel agent responsable ?
  • Quelle maladie chez l’homme ?
  • Quelle maladie chez l’animal ?
  • Quelle mesures collectives de prévention ?
  • Quelle conduite à tenir pour éviter d’être contaminé ?
  • Que faire quand on craint d’être contaminé ?

Pour en savoir plus, plusieurs articles sur Internet et dans la presse magazine :

L’échinococcose alvéolaire – _fiche zootechnie Ministère de l’Agriculture et de la Pêche

Recommandations vis à vis de l’échinococcose alvéolaire (source ONCSF**)

Dépliant sur l’échinococcose alvéolaire Ministère de la Santé

** ONCSF : Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage